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Soeur Marie Isabelle: "Parrain, matricule 14010"

 

9791094328125

Ma chère Mireille,

Depuis si longtemps je désire te redire notre merci pour ton si beau livre.


Je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt, de plaisir et de joie. Je l'ai même lu et relu. Je l'avais emporté chez Maman, durant mon séjour à Garches, cet été. Seulement, comme je rejoignais ma chambre un peu tard, après une journée bien remplie, je "piquais du nez" sur le livre, malgré ma hâte d'en profiter. J'en ai lu la totalité, malgré tout. Je l'ai relu et étudié de près, en long et en large, tranquillement en rentrant à Bonneval, profitant de ces vieilles et précieuses photos et du Bébé Mireille.

Il m'a bien plu. C'est un très beau témoignage. De plus, il m'a fait te découvrir et te connaître mieux, tant il est vrai qu'on comprend mieux quelqu'un lorsqu'on découvre ses racines. Toi-même as dû ressentir beaucoup d'émotion en explorant ce passé familial et combien tu avais compté pour ton parrain.


Tu es aussi une excellente chroniqueuse, amoureuse des détails. Je n'ai pas vécu ce temps de guerre, aussi, je reconnais que je lis, avec une sorte d'avidité, ce genre de témoignage. En famille, mes parents évoquaient la guerre, nous décrivaient ce qu'ils avaient vécu. Je repense à ces réunions familiales, chez mes grands-parents maternels, où oncles et tantes évoquaient souvenirs et, parfois, aventures. Mon père a fait de la résistance et, même, risqué sa peau, au moins une certaine fois que je connais.

Par contre, on n'en parlait pas chez mes grands parents paternels. En effet, mon père avait tellement souffert d'avoir dû aller travailler en Allemagne contre son gré, son père en ayant décidé ainsi, qu'ils en venaient aux mains de façon violente aussitôt que ce genre de sujets étaient abordés - mon grand père avait lui-même fait partie des volontaires, non en tant que communiste (!) mais pour gagner des sous.

C'était bien de la première vague de travailleurs dont tu parles, volontaires de 1942, dont mon père faisait partie. Je sais que mon père avait eu 16 ans au mois de mars de cette année là. Maman nous a souvent raconté combien il avait souffert, là bas, seul et si jeune, justement, à 16 ans. Nous en avons parlé, elle et moi, à l'occasion de cette lecture de ton livre et de l'analyse que tu donnes des évènements, de l'état d'esprit de l'époque.

Incompréhensible, en effet pour nous qui jugeons après coup ! On se sent concerné, en tant que Français. Pourtant, je ne me sens pas le droit de juger un grand père que j'aimais beaucoup. Je ne peux juger les gens qui vivaient à cette période, même si Maman me dit: "Tout le monde savait... on écoutait la BBC, Radio Londres, etc."... D'ailleurs, les idées de mon grand père ont évolué, à partir du moment où il a connu Maman, en particulier et, curieusement. Je pense que la droiture de celle-ci et son témoignage de chrétienne, son amour pour son fils, la conversion de mon père, baptisé à 17 ans, donc fin 1943 (ma mère et lui s'étaient rencontrés après son retour en France...), l'ont interpellé.

Si les femmes peuvent faire tomber, elles peuvent aussi relever. Je me souviens qu'il l'aimait et la respectait beaucoup, en effet. L'après guerre n'a pas dû être commode à vivre dans les familles.


Conclusion: ton livre m'a beaucoup apporté, en plus du plaisir de te lire. J'ai mieux compris certaines choses, certaines paroles ou témoignages. Tant de souffrances, de toutes parts et de part et d'autre des deux camps, entre Français et entre Français et Allemands. Toute cette solidarité, cette amitié, cette générosité dans l'entraide fraternelle, née des épreuves communes! Merci pour ce beau travail!


J'espère que tu vas bien et que tu as encore de beaux projets.


Fraternels poutous de l'Aveyron et prière +++

Sœur Marie Isabelle

 


jeudi 6 décembre 2018
Annick : "Parrain, matricule 14010"
9791094328125
 
 
 
Ma chère cousine,
 
Concernant le livre non seulement le contenu plaît et fait réfléchir ,le maître mot qui me revient à chaque fois "c'est facile à lire et on ne se lasse pas" le dernier à en parler est notre fermier Gilbert P... que j'ai vu ce soir.
 
Sinon la situation que nous constatons dans notre pays nous fait tous très mal car c'est un constat où l'humain doit absolument retrouver sa place...
 
Nous t'embrassons affectueusement.
Patrick et Annick

 


jeudi 6 décembre 2018
Marie Bricault ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ): "Parrain, matricule 14010"

 

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J'ai fait l'acquisition de ce livre car très curieuse de découvrir ce qu'avait été la vie des prisonniers de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu'alors peu d'écrits ne témoignent de cet épisode de l'histoire de nos aïeuls. Ma curiosité était grande car mon grand-père avait été prisonnier en Allemagne durant cette période et il n'avait fait très peu mention de ses conditions de captivité...

Cet ouvrage nous livre avec une précision de chirurgien ce qu'a été le quotidien de ces prisonniers, leurs conditions de détentions difficiles, grâce aux échanges de lettres du prisonnier "parrain " captif en Allemagne et de sa famille en France, ainsi qu'aux nombreuses recherches de l'auteure

Merci à l'auteure de rendre public ce qu'a été la vie de ces prisonniers qui ont été jusqu'alors les oubliés de l'histoire et de leur rendre justice...

Ce livre est un témoignage et aussi un manuel d'histoire qui permet la connaissance et reconnaissance d'un pan de l'histoire, de notre histoire pas ou peu connu et qui à sa lecture, me fait réaffirmer : plus jamais ça! "

Marie Bricault

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jeudi 29 novembre 2018
Brigitte B....: "Parrain, matricule 14010"
 
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Chère Mireille, 
 
Je viens de terminer la lecture de Parrain matricule 14010.
 
Je me suis laissée absorbée totalement dans le quotidien d’une famille, la tienne, au cours de cette période si brutale et meurtrière de l’histoire de France dont on a beaucoup entendu parler, mais rarement en le vivant autant de l’intérieur. 
 
Le rythme du livre fait subtilement percevoir la lenteur du quotidien, les inquiétudes liées à l’absence de nouvelle, l’incertitude de l’instant qui vient, la peur pour sa famille, l’ennui parfois, la rage de ne pouvoir agir. Le danger est partout, à tout moment. Tout cela dans une région si durement touchée.
 
J’y ai perçu ta sensibilité, ton attachement à ta famille et les liens si forts qui vous lient.
Bravo.
 
J’espère à très bientôt. Bises. Brigitte 

 


jeudi 29 novembre 2018
Danaïg ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ): Votre conférence au Centre Cultura de Langueux

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Bonjour Marie Laure,

Suite à votre conférence de samedi au Cultura de Langueux, je me permets de vous envoyer ce petit message pour vous dire «Merci ». Merci pour votre poignant témoignage retraçant votre parcours. Celui-ci était rempli d’amour et d’émotion, qui m’en a donné les larmes aux yeux.

Hypersensible, j’ai du mal à comprendre le mal très présent sur cette terre. Celle-ci se rebelle, j’espère qu’il y a encore un brin d’espoir pour la sauver... comme vous me le disiez lors de la dédicace de votre livre, j’ai beaucoup de mal à lâcher prise, j’espère un jour y arriver. Nous avons tous un côté médium, petite, j’ai vu une nuit deux ombres passer devant mon lit, mais j’ai pris peur. Était-ce un signe ? 
D’ailleurs en parlant de signes, même pas 5 min après avoir quitté cultura, je recevais un sms publicitaire que je ne reçois quasi jamais : promo, pour une pizza médium acheté... là je me dis wouahh. Et sur le chemin du retour, en bord de route, un rapace en bord de route qui s’envola juste devant moi. C’était magique. Merci encore à vous pour cette belle rencontre.

J’espère pouvoir un jour échanger avec vous plus longuement. Très belle journée à vous et vos proches,

Danaïg


jeudi 25 octobre 2018
 
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