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"Parrain, matricule 14010"
9791094328125
 
 
Chère Mireille,


En vacances dans la maison familiale de Sézanne depuis jeudi dernier, je profite de ce temps de repos pour lire quelques livres mis de côté ces derniers mois, dont votre dernier ouvrage "Parrain". Maman,entre autres personnes, m'avait fait part du grand intérêt qu'elle avait trouvé à sa lecture.
J'ai moi-même été extrêmement intéressé par ce livre. J'y vois d'abord un très beau témoignage à l'égard de votre Parrain, et j'imagine l'émotion de découvrir, 73 ans après, la première lettre qu'il vous avait adressée, à l'occasion de votre premier anniversaire.
Magnifiques, l'amour et la délicatesse de ce jeune prisonnier pour sa grand-mère qui l'avait élevé. Beau témoignage d'amour fraternel et familial à travers toutes ces lettres, et tous ces colis expédiés par votre mère. Me reviennent en mémoire, à cette occasion, l'énergie, la gentillesse et le dévouement de votre mère.
Impressionnante également, la description de la vie de votre famille pendant les semaines qui suivirent le débarquement des alliés. Vous étiez vraiment au milieu du champ de bataille !
Outre ces aspects sentimentaux que je place en premier, j'ai aussi été très intéressé par les descriptifs des camps de prisonniers de guerre. Il faut bien reconnaître que l'on parle tellement des camps de concentration, et que dans la famille, l'histoire des camps de prisonniers se résumait aux 9 mois passés par mon grand-père maternel dans un oflag, et que l'on ne parlait pratiquement pas de cette période de sa vie, la seule guerre qui comptait vraiment à ses yeux étant la "grande guerre", que je me rends compte que je ne savais pas grand-chose des camps de prisonniers. A y réfléchir, je dois même  avouer que ma connaissance en la matière se limitait presque aux images que l'on peut en avoir à partir des films "La vache et le prisonnier", et "La cuisine au beurre" ! C'est-à-dire à la vision presque idyllique que vous abordez à la fin de votre livre. C'est dire si "Parrain" m'a appris bien des choses et des détails que j'ignorais; comme, par exemple, l'envoi d'argent par les prisonniers à leur famille.
Je vous adresse donc un grand merci, et en attendant de vous revoir en novembre prochain, je vous embrasse.
Bruno Rouxel

mercredi 14 août 2019
Babelio: "Morphine, bistouri et autres emmerdements" de Denis Dupuy

jeudi 21 mars 2019
Sylvie L.: "Morphine, bistouri et autres emmerdements" de Denis Dupuy

 

Fnac

 

9791094328088

GÉNIE DE LA PLUME ...CA DÉCOIFFE!!

ÉMERVEILLEE PAR LE STYLE , SAISIE PAR LE CONTENU, JE N'AI PAS PU LACHER LE LIVRE AVANT D'EN AVOIR EXTRAIT JUSQU AUX DERNIERS MOTS . AUSSI MEDECIN MOI MEME , JE VAIS L'OFFRIR A MES DEUX ASSOCIES .CEPENDANT JE LES AI PREVENUS ..ATTACHEZ VOS CEINTURES ET VOS TABLIERS ..

 


jeudi 21 mars 2019
Jean-François R: "Morphine, bistouri et autres emmerdements" de Denis Dupuy

 Fnac

9791094328088

 

VertigineuxPosté le 29 déc. 2018

Il s'agit d'une autobiographie romancée de Denis Dupuy. Un livre noir, très noir. Mais paradoxalement, ce récit lugubre, ténébreux met en évidence la personnalité très humaine et très attachante du personnage principal. Le parcours de vie écrit par Denis Dupuy, urologue de profession, est vertigineux. On ressort de cette lecture complètement rincé. Je recommande vivement, mais pour les cœurs bien accrochés !

 


jeudi 21 mars 2019
Soeur Marie Isabelle: "Parrain, matricule 14010"

 

9791094328125

Ma chère Mireille,

Depuis si longtemps je désire te redire notre merci pour ton si beau livre.


Je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt, de plaisir et de joie. Je l'ai même lu et relu. Je l'avais emporté chez Maman, durant mon séjour à Garches, cet été. Seulement, comme je rejoignais ma chambre un peu tard, après une journée bien remplie, je "piquais du nez" sur le livre, malgré ma hâte d'en profiter. J'en ai lu la totalité, malgré tout. Je l'ai relu et étudié de près, en long et en large, tranquillement en rentrant à Bonneval, profitant de ces vieilles et précieuses photos et du Bébé Mireille.

Il m'a bien plu. C'est un très beau témoignage. De plus, il m'a fait te découvrir et te connaître mieux, tant il est vrai qu'on comprend mieux quelqu'un lorsqu'on découvre ses racines. Toi-même as dû ressentir beaucoup d'émotion en explorant ce passé familial et combien tu avais compté pour ton parrain.


Tu es aussi une excellente chroniqueuse, amoureuse des détails. Je n'ai pas vécu ce temps de guerre, aussi, je reconnais que je lis, avec une sorte d'avidité, ce genre de témoignage. En famille, mes parents évoquaient la guerre, nous décrivaient ce qu'ils avaient vécu. Je repense à ces réunions familiales, chez mes grands-parents maternels, où oncles et tantes évoquaient souvenirs et, parfois, aventures. Mon père a fait de la résistance et, même, risqué sa peau, au moins une certaine fois que je connais.

Par contre, on n'en parlait pas chez mes grands parents paternels. En effet, mon père avait tellement souffert d'avoir dû aller travailler en Allemagne contre son gré, son père en ayant décidé ainsi, qu'ils en venaient aux mains de façon violente aussitôt que ce genre de sujets étaient abordés - mon grand père avait lui-même fait partie des volontaires, non en tant que communiste (!) mais pour gagner des sous.

C'était bien de la première vague de travailleurs dont tu parles, volontaires de 1942, dont mon père faisait partie. Je sais que mon père avait eu 16 ans au mois de mars de cette année là. Maman nous a souvent raconté combien il avait souffert, là bas, seul et si jeune, justement, à 16 ans. Nous en avons parlé, elle et moi, à l'occasion de cette lecture de ton livre et de l'analyse que tu donnes des évènements, de l'état d'esprit de l'époque.

Incompréhensible, en effet pour nous qui jugeons après coup ! On se sent concerné, en tant que Français. Pourtant, je ne me sens pas le droit de juger un grand père que j'aimais beaucoup. Je ne peux juger les gens qui vivaient à cette période, même si Maman me dit: "Tout le monde savait... on écoutait la BBC, Radio Londres, etc."... D'ailleurs, les idées de mon grand père ont évolué, à partir du moment où il a connu Maman, en particulier et, curieusement. Je pense que la droiture de celle-ci et son témoignage de chrétienne, son amour pour son fils, la conversion de mon père, baptisé à 17 ans, donc fin 1943 (ma mère et lui s'étaient rencontrés après son retour en France...), l'ont interpellé.

Si les femmes peuvent faire tomber, elles peuvent aussi relever. Je me souviens qu'il l'aimait et la respectait beaucoup, en effet. L'après guerre n'a pas dû être commode à vivre dans les familles.


Conclusion: ton livre m'a beaucoup apporté, en plus du plaisir de te lire. J'ai mieux compris certaines choses, certaines paroles ou témoignages. Tant de souffrances, de toutes parts et de part et d'autre des deux camps, entre Français et entre Français et Allemands. Toute cette solidarité, cette amitié, cette générosité dans l'entraide fraternelle, née des épreuves communes! Merci pour ce beau travail!


J'espère que tu vas bien et que tu as encore de beaux projets.


Fraternels poutous de l'Aveyron et prière +++

Sœur Marie Isabelle

 


jeudi 6 décembre 2018
 
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